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Et pourquoi pas le Flash ? |
See You Why? |
| Introduction : l'image vectorielle et l'image matricielle | ||||||||
| Il existe deux types d'image numérique : l'image vectorielle et l'image matricielle. | ||||||||
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L'image vectorielle. Elle présente un triple avantage : (1) elle donne naissance à des fichiers moins lourds que ceux correspondant à l'image matricielle (elle occupe peu de place en mémoire ; au lieu de mémoriser une matrice de points élémentaires, on stocke la succession d'opérations conduisant au tracé), (2) la conversion d'un fichier vectoriel en fichier bitmap s'effectue généralement bien et (3) elle peut être redimensionnée sans perte de qualité. Elle présente de multiples inconvénients : (1) de ne convenir qu'aux formes géométriques relativement simples, mais de n'être appropriée ni aux photographies, ni aux images contenant des dégradés complexes et (2) de nécéssiter un plug-in pour être lue (comme peuvent s'en rendre compte ceux qui n'en sont pas équipés et qui voit une zone grise à la place) ; (3) l'apparence d'une image peut énormément varier en fonction du logiciel qui l'interprète ; cela dépend des algorithmes utilisés pour l'affichage ; les vecteurs sont plus efficacement rendus sur un système vectoriel (comme une table traçante). Un écran de haute résolution est nécessaire pour un affichage correct. (4) la reconstruction d'une image à partir de vecteurs peut prendre beaucoup plus de temps qu'une image bitmap de complexité égale. |
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L'image matricielle. De plus, son redimensionnement s'accompagne d'une perte de qualité. Pour preuve :
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Usages. |
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Le cas du web. |
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| Le logiciel Flash | |||||||||||||||||||||||||||
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Présentation. Flash est un outil logiciel développé par l'éditeur Macromedia, qui remplit essentiellement trois fonctions : créer des images vectorielles, les animer, et les rendre interactives. Il permet aussi d'introduire des images matricielles dans une animation vectorielle. Depuis 2005, ce logiciel a été racheté par Adobe. Mais, comme seul le logiciel Flash est propriétaire et payant, les défenseurs du logiciel libre ont créé l'équivalent Gnash qui utilise le format .SWF. D'après Wikipedia, "Gnash est un logiciel issu du projet GNU, qui se veut une alternative libre au lecteur d'animations vectorielles interactives Flash d'Adobe Systems. Il est utilisable comme une application individuelle, ou bien comme plugin pour les navigateurs internet Mozilla, Mozilla Firefox, Konqueror et Opera. D'autres logiciels peuvent aussi exporter des fichiers au format SWF, par exemple OpenOffice, Swift ou Toon Boom Studio. Parce qu'il n'existait pas d'alternative libre à Flash avant sa création, Gnash est considéré comme un projet prioritaire par la Free Software Foundation. De plus, Flash n'étant disponible que sur un nombre restreint d'architectures et de systèmes d'exploitation, les utilisateurs de certains systèmes d’exploitation libres pour 64 bits ou pour PowerPC ne pouvaient pas visualiser des animations flash. Le projet Gnash est hébergé par Savannah et est développé principalement par Rob Savoye." Ce format SWF est une des nouveautés qui fasse fureur sur le web, où il est en passe de devenir incontournable. Ainsi, une étude du CERIG montre que 20 % des sites web du secteur des industries graphiques contiennent des animations, réalisées pour la plupart à l'aide de Flash. Le logiciel Flash est tellement orienté vers l'image animée que les fichiers qu'il crée sont toujours appelés des "animations Flash", même si lesdits fichiers ne contiennent que du texte et/ou des images fixes. Nous nous conformerons à cet usage dans la suite de ce chapitre. |
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Les images fixes. |
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Les images ci-dessous (reprises du site akvis.com) montre comment un simple dessin au trait, de petit poids informatique (soit 111 octets) peut être agrandi sans déformation :
Les images représentées ci-dessous et reprises du même site, illustrent aussi notre propos. L'arbre a été dessiné dans Flash, puis enregistré successivement dans les format GIF (image n° 1) et SWF (image n° 2). La taille du fichier GIF est 2.210 octets, celle du fichier SWF 410 octets ; la taille de l'image flashée est donc, dans cet exemple, cinq fois plus petite ! Si vous possédez Internet Explorer, utilisez la fonction "Zoom avant" pour agrandir ces images. La différence entre une image matricielle et une image vectorielle vous sautera aux yeux ! |
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Pour l'instant, Flash est très rarement utilisé comme format d'image fixe, parce que les concepteurs de sites pensent que l'investissement dans un logiciel coûteux ne justifie pas l'apport souhaité. À l'avenir, peut-on penser que le format SWF remplacera le format GIF pour la transmission des images fixes qui sont susceptibles d'un traitement vectoriel ? |
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Les images vectorielles animées. Pour cela : Ensuite, il suffira de convertir le fichier .swf en .exe avec un autre logiciel Créer une animation constituée d'images vectorielles est le point fort de Flash. Ci-dessous se trouve un exemple d'animation simple réalisée avec ce logiciel. |
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| Vous n'avez sans doute pas envie de voir cette animation s'agiter indéfiniment ! Vous pouvez la piloter d'un clic droit de souris ; les fonctions suivantes s'affichent alors : | |||||||||||||||||||||||||||
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L'interactivité. Et pour ceux qui veulent découvrir une série de tutoriels OpenOffice, écrits au format .SWF, nous les invitons à découvrir ce beau travail pédagogique de Guillaume Durieux. |
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| Une tentation forte : flasher les pages web | ||
| On peut enregistrer du texte sous forme de code ou sous forme d'image. | ||
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Le codage du texte. |
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La transformation du texte en image. |
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Le flashage du texte. |
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| La typographie dans Flash | |||||||||||||||||||||||
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Les fonctionnalités de Flash en matière de typographie sont partagées entre la barre d'outils (outil "texte"), et la rubrique "Modifier" du menu. Cette dernière est divisée en quatre sous-rubriques : "crénage", "paragraphe", "police" et "style". L'utilisateur peut ainsi choisir : |
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Au vu de ce qui précède, on s'aperçoit que Flash possède presque toutes les fonctionnalités requises pour réaliser une bonne typographie ; seules la chasse et la distance entre les mots ne sont pas réglables. De plus, Flash contourne de manière élégante le problème du téléchargement des polices. Comment se fait-il qu'il ne soit pas plus souvent utilisé pour présenter des pages de texte ? |
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| Pourquoi Flash est-il peu utilisé pour le texte ? | |||||||||||||||||
| Au CERIG, nous avons recensé diverses raisons qui expliquent cet état de fait : | |||||||||||||||||
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L'absence d'indexation. Certains webmestres pensaient avoir trouvé une parade dans l'utilisation du "cloaking". On installait sur son serveur web un logiciel qui coûtait moins de 100 $... et quand le robot du moteur de recherche se présentait, on lui servait une page qui n'est pas flashée en lieu et place de celle qui l'est. On en profitait pour tricher encore un peu plus, en bourrant ladite page "fantôme" de mots-clés alléchants. Une autre astuce consistait à reproduire sous forme de remarque le texte flashé. Les navigateurs n'affichent pas les remarques, mais quelques moteurs de recherche sont réputés en tenir compte. Le logiciel Flash, d'ailleurs, fait systématiquement l'opération pour vous. Quelle est l'efficacité réelle de cette façon de procéder ? Faible, sans doute, et variable selon les moteurs. La solution qui nous parait la plus raisonnable consiste à dédoubler les pages, comme on le fait souvent pour celles comportant des cadres. A l'internaute, on propose de choisir entre voir la page en version Flash ou la voir en version HTML. La page sera indexée normalement par les moteurs de recherche grâce à sa version HTML. L'inconvénient est le même que pour les pages comportant des cadres : la création et la maintenance des pages dédoublées est beaucoup plus lourde. En examinant son trafic, le webmestre peut juger du succès des pages flashées, et savoir si le jeu en vaut la chandelle (voir plus loin l'expérience du Cerig). |
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La taille des fichiers. |
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L'équipement des internautes. |
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Ce problème se réglera progressivement au cours du temps, car Flash est désormais systématiquement incorporé aux deux grands navigateurs du marché, ou proposé lors de leur téléchargement. |
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Les liens hypertextes. |
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L'importation de texte dans Flash. Il est clair que la fonction "Fichier / Importer..." est l'un des points faibles de Flash. Cette fonction est essentiellement dirigée vers les images, et même ainsi elle ne fonctionne pas toujours très bien. Le format 8 d'Illustrator n'est pas reconnu (il faut procéder par copier-coller, ou utiliser le format 7), et les dégradés passent mal hors du format swf. En pratique, il faut procéder par copier-coller quand l'importation marche mal, et vice versa. |
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Divers. Par ailleurs, le lecteur Flash (Flash player) n'est pas parfait, et les animations complexes le bloquent assez facilement. Enfin certains pensent déjà qu'il serait possible de transmettre des virus via Flash... espérons qu'ils se trompent ! |
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| Présentation des pages flashées | ||
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Une erreur à ne pas commettre. Il faut donc toujours appeler les fichiers SWF à partir d'une page web, grâce à la balise EMBED. Cette dernière possède deux attributs (WIDTH et HEIGHT) précisant les dimensions de l'animation Flash. Celles-ci peuvent être indiquées en valeur absolue (pixels) ou en valeur relative (pourcentage). Il est donc possible de choisir entre une présentation fixe et une présentation relative. |
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La présentation fixe. |
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La présentation relative. |
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| Conclusion | ||||||||||||||||||||
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Actuellement, Flash est l'objet d'une véritable mode chez les concepteurs de sites, et auprès des agences de communication, qui l'utilisent pour créer : |
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L'utilisation de Flash pour la réalisation de dessins animés, de bandeaux publicitaires et de jeux en ligne parait tout à fait indiquée. Son utilisation pour la réalisation de pages tunnel, d'éléments de navigation et surtout de pages entièrement flashées, nous semble par contre très contestable.
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