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Application concrète des plans d'optimalisation: 555 étudiants devront bouger.
Le Conseil général approuve quatre délocalisations dont trois fermetures de site.
Ces plans d'optimalisation avaient fait beaucoup de bruit à l'époque. On se souvient des manifestations d'étudiants, en septembre 2004, pour réclamer un meilleur financement de leurs écoles. En réponse à leur grogne, la ministre de l'Enseignement supérieur, Marie-Dominique Simonet (CDH), avait promis un soutien financier. Outre une cagnotte fixe, chacune des Hautes Écoles devait se partager un surplus en proportion des gestes qu'elle serait prête à faire. Elles étaient alors invitées à rédiger un plan d'optimalisation, dans lequel elles exprimeraient ses idées d'économies.
Rationalisation
L'argent a été distribué, depuis. Et les plans d'optimalisation sont sur le point d'entrer dans une phase très concrète. Parmi les suggestions proposées, une série concerne délocalisations et fermeture de sites.
Le Conseil général des Hautes Écoles a rendu son avis sur les six dossiers rentrés. Bilan: quelque 550 étudiants iront bientôt suivre leurs cours ailleurs. Quatre des cinq demandes de délocalisation sont, en effet, approuvées. Dans trois cas, les sections en partance sont les seules de l'implantation. Cela signifie donc la fermeture des trois sites.
- La Haute École de la Communauté du Hainaut compte fermer son site de Morlanwelz. Elle veut déplacer les deux sous-sections de régendat technique qu'elle y organise, en bois-construction et électro-mécanique, à Mons. Il faut dire que leurs bancs sont pour le moins dépeuplés, comptant respectivement, pour les trois années de cours... 4 et 9 têtes!
- La Haute École Léonard de Vinci veut supprimer son site de Nivelles. L'idée est de transférer les 178 élèves de l'enseignement normal primaire et les 219 élèves du normal préscolaire (maternel) vers Louvain-la-Neuve.
- La Haute École Schuman, elle, propose de délocaliser sa section informatique de gestion (catégorie économique) de Jemelle vers son implantation de Libramont, provoquant la fermeture de son site. La Haute École ISELL (institut supérieur de l'enseignement libre liégeois) prévoit pour sa part de déménager sa section technique de stylisme de Verviers (o ù les autres sections resteront présentes) vers Liège.
Un jeu d'écriture concerne la Haute École libre du Hainaut (Tournai) et la Haute École libre Roi Baudouin (Mons). Sans conséquence sur le terrain.
Enfin, un dossier litigieux n'a pas fait l'objet d'un accord. Il concerne les 516 étudiants des sections pédagogiques (préscolaires, primaires et secondaires) de la Haute École Roi Baudouin à Braine-le-Comte. L'idée était de les déménager tous vers La Louvière et de fermer le site de Braine. Ce qui n'a pas recueilli l'approbation de la majorité des membres du Conseil.
Deux règles doivent présider ces changements. D'abord, ceux-ci devront intervenir dans les trois années académiques qui suivront la décision définitive. Et ensuite, aucune double implantation ne sera autorisée. Pas question donc, pour une Haute École, d'ouvrir ses nouveaux locaux tout en poursuivant ses activités sur son ancien site. Pour le reste, à chaque école de décider. Et d'opter pour un déménagement immédiat ou progressif. "J'ai le sentiment, rapporte Michel Tordoir, le président du Conseil, qu'elles opteront plutôt pour la première option. " Et de rappeler qu'il s'agit de leurs propositions spontanées.
Les recommandations du CGHE sont entre les mains du gouvernement auquel revient la décision finale.
© La Libre Belgique 2005
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