Conseils de typographie

Les majuscules et les accents
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majuscules ou capitales, minuscules ou bas de casse ? | Orthotypographie accueil |   Ç, capitales accentuées ? Comment ?


Capitales, majuscules, cédille et accents  

* L'accentuation ou non ?
* Historique : dictionnaire et encyclopédie
* Confusions en cas de non accentuation
* Capitales ou majuscules avec accents ou cédille ?
* Quelques illustrations

  
 

L'accentuation ou non ?

 

maconnerie JB
libre de I. Bertrand

En tout premier lieu il convient de tordre le cou à cette rumeur tenace : on n'emploie pas de majuscule accentuée. On se demande alors pourquoi les polices de caractères comportent de tels caractères...

Et pourtant certains osent :
Heureusement, dès 1903, les bons éditeurs et typographes savent comment accentuer :

Doit-on accentuer les capitales ?
La réponse est OUI... L'Académie française, “Le bon usage” de Grevisse et Goosse, les dictionnaires (Le Petit Robert, Le Littré et Le Petit Larousse) de langue française, Michèle LENOBLE-PINSON, auteur de “Écrire sans faute”, reconnue en Belgique, le “Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale”, des typographes reconnus comme Jean-Pierre Lacroux, Jef Tombeur, Alain Hurtig, Bernard Cerquiglini de TV5 et tant d'autres vous feront savoir qu'orthographiquement, l'accent est obligatoire sur les capitales, qu'un non professionnel appellera pudiquement “majuscules accentuées”, ce qui prouve qu'on ne connait pas le vocabulaire approprié (cf. nos pages spéciales “majuscule-minuscule” ou encore “dico : majuscule capitale”.

Certes,

  • certaines idées reçues ont la vie dure et... longue ;
  • il est plus facile de croire à ce que n'importe qui dit... surtout lorsque ce sont des incompétents ;
  • nos instituteurs avaient raison de dire que les majuscules ne s'accentuent pas... mais nous ne faisions usage que de calligraphie manuscrite ;
  • il semble préférable de suivre les erreurs généralement commises que de chercher à connaître les bons usages de la typographie de la langue française (ne voit-on d'ailleurs pas plus d'utilisateurs de l'abréviation Mr. au lieu de M., plus d'utilisateurs de 2ème au lieu de 2e [voir “abréviations”], de trop nombreux utilisateurs terminer une énumération par une virgule suivie de points de suspension... [voir “points de suspension”]) ;
  • des raisons historiques et techniques (le matériel anglosaxon ne comportait pas de nécessité d'employer des accents) peuvent expliquer (sans justifier) l'oubli de ces accents ;
  • une certaine habitude est née de ne plus “voir” ces accents sur les capitales ;
  • beaucoup de polices gratuites accessibles via Internet sont d'origine anglosaxone ;
  • il y a ce que disent les gens qui “savent” mieux que vous — ils se disent professionnels, inspecteurs — et ceux qui ne trouvent pas ça “joli” ;
  • il y a ceux, et nous pensons que ce sont les plus nombreux, qui n'ont jamais lu le Code de rédaction interinstitutionnel (pourtant disponible dans les 24 langues de l'Union européenne). Ce dernier précise « Utiliser les guillemets propres à la langue. En langue française, il existe trois niveaux de guillemets (entre parenthèses, le code alphanumérique à utiliser pour la saisie) [...]. » et encore « Accentuer les majuscules (État, À…); voir aussi point 10.2. »
  • les raisons invoquées ci-avant ont donné naissance à cette “pseudo-règle” typographique de capitales non-accentuées que seuls les ignorants ou les paresseux prônent encore...

À notre connaissance, la préposition “à” en capitale (majuscule) au début d’une phrase s’écrit donc obligatoirement, encore et toujours, avec un accent : “À”. Voir aussi notre page spéciale À en début de phrase.

Quel dommage que nos claviers Azerty, tant français que belges, aient prévu une touche pour la lettre “ù”, qui, à notre connaissance n'apparait que dans un seul mot en français, “où” tantôt pronom relatif, tantôt adverbe interrogatif alors que la préposition “à” en capitale, est beaucoup plus présente dans notre écriture de la langue française sans avoir de place sur nos claviers.

  
 

Historique : dictionnaire et encyclopédie

La typographie française a toujours employé les capitales accentuées et la cédille.
Celles-ci ont disparu progressivement avec l'apparition des premières machines à imprimer, et ceci pour diverses raisons.

> Une première est que ces machines venaient en majorité de pays anglo-saxons qui n'utilisent pas ces caractères.
> Une deuxième est que les fins accents des caractères au plomb étaient très fragiles et cassaient facilement. Le talus supérieur ou talus de tête était souvent insuffisant et il fallait ajouter un crénage, partie saillante susceptible de se casser (voir illustration ci-contre). Les lettres crénées étant fragiles et plus chères, beaucoup d’imprimeurs étaient réticents à l’usage de capitales accentuées, ce qui a pu concourir à l’opinion selon laquelle on n’accentue pas les capitales. Les anciens imprimeurs employaient parfois des capitales avec accent sur le côté (voir illustrations ci-dessous).
> Une troisième est que nos instituteurs, à raison, nous ont signalé qu'en calligraphie manuscrite ou cursive, on n'accentue pas les capitales (ou les majuscules, puisqu'en primaire on ne distingue pas ces deux notions et que cette distinction n'existe pas en écriture cursive). Ce qui reste vrai, mais qui fait encore usage de cette calligraphie ?
> Une quatrième est probablement le manque d'espace de nos anciens claviers de machine à écrire qui ne comportaient que deux glyphes par barre, or l'alphabet français compte 26 lettres, 14 caractères accentués et 2 ligatures qui existent en bas-de-casse comme en capitales... à vous de compter !

   

e capitale accent
image de Mirabilis-Arte, site du maître graveur imprimeur Jean TARICCO

image de la "galerie de Val"

barres typewriter
 

 

Dans WikiPedia, on lira même : "Par exemple, on trouve écrit en règle générale État, mais Etat dans des publications françaises moins soignées." (voir 'Accentuation des majuscules et des capitales')

Dès lors, ne pas employer les capitales accentuées, est-ce faire preuve d'ignorance, ou de flemme ? ou est-ce vouloir montrer que l'on veut rester éternellement amateur ?

C'est quand les accents graves tournent à l'aigu
que les sourcils sont en accent circonflexe. (Pierre Dac)

   

 


[Premier de couverture du Dictionnaire de l'Académie française, de 1694]
caducée accent 1697
[Extrait de L'enterrement du dictionnaire de l'académie, de 1697, attribué à Chastein et Richelet, page 265]

Et cette première édition du DICTIONNAIRE DE L'ACADÉMIE FRANÇAISE [1694] ne vous convainc-t-elle pas de l'usage des capitales accentuées et des cédilles lorsqu'elles sont nécessaires avec les capitales ?

Pour ceux qui peuvent lire la date en latin (M. DC. LXXXXIV.), cette édition remonte à 1694...

Remarquons que les accents sont utilisés, mais ont encore une place non précise (voir ACADÉMIE, DEDIÉ et le dernier mot MAJESTE')...

Aïe, aurais-je prêté le flanc aux pourfendeurs du non-usage des accents ? En effet, la couverture de cette édition ne comprend pas d'accent sur « A PARIS », ni sur « PRIVILEGE »...

Ne vous réjouissez pas trop vite... l'accent grave n'a fait sa première apparition dans le Dictionnaire de l'Académie qu'en 1762, soit quelque septante ans après la publication ci-contre. Cependant, l'accent grave est apparu pour la première fois en 1529, dans le traité de typographie Champfleury de l'imprimeur Geoffroy Tory, en même temps que la cédille et l'aposrophe.

Ainsi, la phrase "Je me trompe" qui, dans sa forme interrogative est devenue "Me trompe-je ?", a rapidement pris l'accent aigu pour des raisons phonétiques "Me trompé-je ?" que depuis 1990 on peut écrire "Me trompè-je ?".

A PARIS,
Chez la Veuve de JEAN BAPTISTE COIGNARD, Imprimeur ordinaire du Roy,
& de l'Académie Françoise
ET
Chez JEAN BAPTISTE COIGNARD, Imprimeur & Libraire ordinaire
du Roy, & de l'Académie Françoise

AVEC PRIVILEGE DE SA MAJESTE'.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l’accent (essentiellement une apostrophe) était souvent placé par les typographes (agenceurs de texte) après la lettre à accentuer, ou certains typographes (fondeurs ou créateurs de fontes) choisissaient cette option en créant ainsi la lettre accentuée. Les typographes pouvaient ensuite faire intervenir leur ingéniosité personnelle, par exemple en parangonnant une virgule au-dessus de la lettre. À partir du XVIIIe siècle, l’usage des capitales accentuées se régularise.

Et pour ceux qui préfèrent le dictionnaire Larousse à celui de l'Académie française, dès sa première parution en 1856, les accents se trouvaient déjà sur les capitales... et deux ans plus tard, dans sa sixième édition, les accents y sont toujours... y compris sur le cachet de la bibliothèque de l'École Notre-Dame.

Le cachet ne date peut-être pas de 1858, mais il ne date pas d'aujourd'hui et ne devait pas suivre une nouvelle mode (comme l'affirment certains pour se justifier) ;o)
 

apriori Dès sa version de 1832, le dictionnaire de l'Académie française accentuait déjà le À de À priori, reconnaissant par là que l'expression latine était "francisée". La forme correcte latine aurait dû être "a priore", puisque le "a" latin demande un ablatif.
On pourrait cependant s'étonner de la non accentuation partielle de POSTERIORI (À), dans ce même dictionnaire...

  
 

Confusions en cas de non accentuation

De nos jours, grâce à l'ordinateur, il n'y a plus aucune raison de ne pas utiliser les capitales accentuées. Pour faire réfléchir les personnes encore sceptiques :

  • Dernière nouvelle à Braine, UN INTERNE TUE...
    Que faut-il comprendre ? Un interné tué ? Un interne tué ? Un interné tue ? Un interne tue ?
  • J'AI UN ENFANT LEGITIME ET UN ENFANT LEGITIME...
    le premier est légitime et le second légitimé... ou l'inverse...
  • DES PARENTS INDIGNES...
    ne sont parfois qu'INDIGNÉS...
  • ILS SONT BIEN ELEVES A BRAINE...
    certes, s'ils sont bien ÉLÈVES à Braine-le-Comte, ils sont bien ÉLEVÉS...
  • Comment lire le mot SECRETE ?
    La plupart imagineront une négociation SECRÈTE, mais un médecin pensera au foie qui SÉCRÈTE la bile, l'étudiant songera à l'ennui SÉCRÉTÉ par les (dis)cours et le tanneur au poil SECRÉTÉ du lapin.
  • Croyez-vous que l'AUGMENTATION DES RETRAITES et l'AUGMENTATION DES RETRAITÉS aient le même sens ?
  • Sans accents, essayer de lire rapidement
    LE TIRE VISE LE JUGE AU JUGE ET LE JUGE VISE TIRE AU VISE...
    qui, accentuée, devient
    LE TIRÉ VISE LE JUGE AU JUGÉ ET LE JUGE VISÉ TIRE AU VISÉ.
  • Seuls certains lecteurs de l'annonce
    “JOLIE DEMOISELLE, 18 ANS, CHERCHE MEC MEME AGE” préfèreront comprendre
    "JOLIE DEMOISELLE, 18 ANS, CHERCHE MEC MÊME ÂGÉ” alors qu'il fallait lire
    "JOLIE DEMOISELLE, 18 ANS, CHERCHE MEC MÊME ÂGE”.
  • Et si on écrit l'ETUDE DU MODELE,
    veut-on dire l'ÉTUDE DU MODELÉ ou l'ÉTUDE DU MODÈLE ?
    Notons de plus que si les majuscules accentuées passaient mal sur les navigateurs WEB, les vrais outils de traitement de texte et de mise en page les manipulent de nos jours parfaitement et les navigateurs web actuels n'ont plus grand chose à leur envier.
  • Historiquement, vous souvenez-vous du COUP DE DE DE DE GAULLE, pardon,
    du COUP DE DÉ DE DE GAULLE ?
  • QU'IL SENT BON CE FROMAGE DE HERVÉ...
    serait moins vrai s'il s'agissait du fromage de Herve (pour ceux qui connaissent)...
  • Le pangramme[1]
    DÈS NOËL OÙ UN ZÉPHYR HAÏ ME VÊT DE GLAÇONS WÜRMIENS JE DÎNE D’EXQUIS RÔTIS DE BŒUF AU KIR À L’AŸ D’ÂGE MÛR & CÆTERA !
    est plus facile à lire que le même non accentué
    DES NOEL OU UN ZEPHYR HAI ME VET DE GLACONS WURMIENS JE DINE D’EXQUIS ROTIS DE BOEUF AU KIR A L’AY D’AGE MUR & CAETERA !
  • Aujourd'hui,
    “C’EST UN JOUR DE MARCHE, LE BEURRE SALE EST LIQUIDE” ne serait-il pas plus compréhensible si l'on avait pu lire
    "C’EST UN JOUR DE MARCHÉ, LE BEURRE SALÉ EST LIQUIDÉ."

Pardonnez-moi de sourire chaque fois que je vois un véhicule de cette entreprise de construction qui affiche fièrement sur ses flancs MACONNERIE.
 


 
 

Les lettres accentuées en minuscule le sont aussi en majuscule (mieux : Les lettres accentuées en bas de casse le sont aussi en capitale).

L'accentuation des majuscules est recommandée dans l'Abrégé du code typographique à l'usage de la presse (Éditions du CFPJ, 35 rue du Louvre, 75002 PARIS). Cela peut sembler étrange car lorsqu'on utilisait les machines à écrire, on ne pouvait pas saisir de capitale accentuée et l'usage s'est perpétué avec l'avènement des ordinateurs.
Pour vous convaincre de l'existence de cette règle, recherchez le mot RÈGLE dans un dictionnaire : il sera en capitale avec l'accent sur le E, comme l'était le PRIORI (À) du dictionnaire de l'Académie française de 1832.

  
 

Capitales ou majuscules avec accents ou cédille  ?


 

 
pensées pascal
 
memoires
Ne pas confondre majuscule du grammairien et capitale du typographe, casse de caractères :
les Champs-Élysées,
les CHAMPS-ÉLYSÉES,
les CHAMPS-ÉLYSÉES ou
les champs-élysées :

Pour le grammairien, et donc pour l'orthographe,
Champs-Élysées est un nom propre désignant une avenue de Paris, dans le 8e arrondissement [observez l'emploi correct de l'abréviation 'huitième'], qui part de la place Charles-de-Gaulle (anc. place de l'Étoile) [NDLR : quel accent, cette étoile], et chacune de ses quatre formes ci-dessus compte 2 majuscules et 11 minuscules, peu importe l'aspect typographique du mot.

Pour le typographe cependant,
- le premier exemple compte 2 (grandes) capitales et 11 bas-de-casse ;
- le deuxième exemple compte 2 grandes capitales et 11 petites capitales ;
- le troisième exemple compte 13 (grandes) capitales ;
- le quatrième exemple compte 13 bas-de-casse.

Nous y reviendrons dans notre page visant à distinguer les majuscules des capitales et les minuscules des bas-de-casse (voir notre page spéciale).

Vous aurez remarqué que dans tous ces exemples, les accents aigus requis sont présents, aussi bien sur les capitales (grandes et petites) que sur les bas-de-casse, peu importe que ces lettres représentent des majuscules ou des minuscules.
L'accent et la cédille font partie de l'orthographe du mot, car ils donnent des informations sur sa prononciation ; les omettre, c'est pratiquement commettre une faute d'orthographe.
Les accents graves n'ont été retenus qu'après 1760... normal donc de ne pas les voir dans les plus vieux documents.

Jean-Pierre LACROUX, dans son ORTHOTYPO, ORTHOGRAPHE & TYPOGRAPHIE FRANÇAISES, Dictionnaire raisonné, ajoute même que les abréviations “[...] composées en grandes capitales, les lettres accentuées conservent leur accent : N. D. É. pour « note de l’éditeur ».” Chacun aura donc compris qu'il faut parler de T.F.É. pour “travail de fin d'études” et de H.É. pour “haute école”.

Comment saisir un mot contenant une majuscule accentuée... pardon, une capitale accentuée ?

En France, il existe d'ailleurs une proposition de loi présentée à l’Assemblée nationale le 22 juillet 2009 et qui précise :
« Les noms de famille doivent être écrits selon l’orthographe exacte, y
compris les signes diacritiques (accents : grave, aigu, circonflexe, trémas et
cédilles) figurant sur le registre des naissances. Toutes les autorités
administratives et tous les autres organismes doivent adapter leurs moyens
d’écriture pour disposer des outils de graphie, même lorsque le patronyme
est en majuscules, ceci pour que le nom soit écrit puis prononcé
correctement.
 »


  
 

Quelques illustrations

Quel dommage qu'en Belgique on trouve encore des documents officiels de la Communauté française, qui, selon la page qu'on lit d'un même document, utilise encore un beau mélange incohérent de capitales tantôt accentuées, tantôt non accentuées... un exemple, les deux premières pages de http://www.restode.cfwb.be/download/programmes/190-2003-248A.pdf :

   

Et pour convaincre ceux qui prétendent encore que les capitales de la langue française ne doivent pas s'accentuer, voici quelques exemples glanés au cours de nos rencontres...

       
[2]      
     
       

     

     

et ces petites dernières qui devraient vous faire sourire...
les images n'ont pas été manipulées...
(l'accent est d'origine sur la dernière photo,
la composition originale sans accent n'est pas de moi,
dommage cependant que l'auteur de la composition
n'ait pas accentué le À initial) :

=================================

hebecrev wikip
 

Références :

  • recherche sur Altavista de "capitales accentuées" :
    388 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    15 100 résultats [le site CUY en 10e place] (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène) ;
  • recherche sur Google de "capitales accentuées" :
    532 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    2 270 résultats [le site CUY en 4e place] (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène) ;
    5 040 résultats [le site CUY en 5e et 6e places] (le 6/12/12 : fête des enseignants et étudiants)
  • recherche sur Altavista de "majuscules accentuées" :
    1 720 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    30 500 résultats (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène) ;
  • recherche sur Google de "majuscules accentuées" :
    19 300 résultats (le 6/12/06 : fête des étudiants) ;
    7 140 résultats (le 18/8/09 : fête de la sainte Hélène) ;
    236 000 résulatats (le 6/12/12 : fête des enseignants et étudiants).

 

[1] pangramme récupéré du site http://aef-dmoz.org, mais attribué à Jacques André qui s'intéresse beaucoup à la typographie. Ce pangramme contient les 42 caractères de la langue française (26 lettres [A... Z], 2 ligatures [Œ et Æ] et des caractères accentués [È, Ë, Ù, É, Ï, Ê, Ç, Ü, Î, Ô, À, Ÿ, Â, Û]).
Nous ne sommes pas sans ignorer que l'Académie française accepte depuis 1990 les graphies du i et du u sans accent circonflexe, mais il subsiste des exceptions avec accent [ex. : NOUS VÎMES QU'IL ÉTAIT MÛR].

 

[2] En réponse à un mail reçu, il est exact que Georges CLEMENCEAU, né en septembre 1841 et décédé en novembre 1929, fut sénateur du Var pendant 18 ans et orthographiait son patronyme sans accent sur le premier 'E'... et pourtant :

acte naissance clemenceau– sur son acte de naissance, en 1841, ses prénoms sont George (sans 's'), Benjamin et le nom de son père est bien CLÉMENCEAU : ainsi, d'après l'état civil, il s'appelle incontestablement George, Benjamin Clémenceau ;
– sur l'acte de naissance de sa fille Madeleine, née le 2 juin 1870, le nom est bien CLÉMENCEAU ;
– sur l'acte de naissance de son autre fille Thérèse, née le 19 juin 1872, le nom est bien CLÉMENCEAU ;
– ces actes de naissance sont visibles à la mairie de Rhéorthe (Vendée).

Avec ou sans accent, le nom a toujours été prononcé comme s'il y avait un accent CLÉMENCEAU ; mais :
– sur l'acte de naissance de George(s), la signature de son père apparait sans accent (une signature n'est pas un acte officiel) ;
– sur l'acte de naissance de son fils Michel, le nom apparait sans accent...
[N'hésitez pas à cliquer sur l'image pour la voir agrandie]
 
Le traité de Washington de 1922 limitait le nombre de cuirassés à construire par pays. Le timbre présenté ici nous montre un cuirassé et est nommé le CLÉMENCEAU (avec accent, ce que confirme le timbre de l'époque).
La date du 17 janvier 1939 est la date de décision de mise en chantier de deux cuirassés que le traité de Washington autorisait encore pour la France (les noms étaient fixés "le Clémenceau" et "le Gascogne"). Le Clémenceau n'a jamais été totalement achevé car il fut détruit avant sa mise en service finale lors du bombardement allié de 1944.
En 1957, un autre navire fut lancé, le porte-avion "le Clémenceau" en présence de Michel, fils de George(s).
Le lecteur attentif observera l'accentuation de "le Clémenceau, projet de 1939", image que j'ai dû retourner (effet mirroir) pour mieux comparer avec la disposition du timbre Clémenceau. Le cuirassé représenté sur le timbre, appelé "le Clémenceau", ressemble pourtant plus au Dunkerque qu'au projet de 1939 du Clémenceau... à vous de juger :
 
  Le CLÉMENCEAU, projet de 1939

 
  Classe DUNKERQUE

 





Voir aussi :

et les caractères spéciaux avec "alt"... toujours utile... touche alt

caractère
capitale
À Â Ç È É Ê Ë Î Ï Ô Ù Û Ü
alt + 4 chiffr. 0192 0194 0199 0200 0201 0202 0203 0206 0207 0212 0217 0219 0220
alt + 3 chiffr. 183 182 128 212 144 210 211 215 216 226 235 234 154
 
caractère
bas d casse
à â ç è é ê ë î ï ô ù û ü
alt + 4 chiffr. 0224 0226 0231 0232 0233 0234 0235 0238 0239 0244 0249 0251 0252
alt + 3 chiffr. 133 131 135 138 130 136 137 140 139 147 151 150 129
 
caractère
autre
« » œ æ Œ Æ esp.
inséc.
"
alt + 4 chiffr. 0171 0187 0156 0230 0140 0198 0133 0160 0147 0148 0034 0145 0146
alt + 2 ou 3 chiffr. 174 175 339 145 338 146 / 255 / / 34 / /
 
caractère
autre
¡ ¿ ¼ ½ ¾ ± ñ Ñ . .
alt + 4 chiffr. 0150 0151 0161 0191 0188 0189 0190 0177 0241 0209 0128 0 0
alt + 2 ou 3 chiffr.     173 168 172 171 243 241 164 165 / / /

Si vous n'avez pas de pavé numérique sur un ordi portable,
il suffit d'appuyer sur les touches Fn et NumLock (Inser) en même temps,
et le pavé numérique sur les touches
clavier numérique7(7)   8(8)   9(9)   0(/)

U(4)   I(5)   O(6)   P(*)

  J(1) K(2)   L(3)   M(-)


  ?(0)           /(.)   §+(+)

(la dernière ligne/colonne est/sont différente(s) selon les claviers belges, français...)
 
 


 
sera activé
et les raccourcis Alt + code chiffré fonctionneront.

 

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