Dico économique, financier
et social
E...
cuy copyleft
  See You Why?  

 

 

 

départ lexique   |  

 

 

 

 

 

 E-business (electronic business) :
L'économie électronique qui caractérise le web : entreprises sur le réseau, systèmes d'informations, organisation du travail et de la production en intranet, vente via internet, etc...

 EBE (Excédent Brut d'Exploitation) :
Dans l'analyse économique et comptable, c'est le profit.
EBE = VA (Valeur Ajoutée) - (Charges salariales + impôts liés à la production).

En détaillant davantage :

EBE =

Valeur Ajoutée
+
subventions d'exploitation
-
impôts, taxes et versements assimilés (hors impôt sur les bénéfices)
-
charges de personnel et charges sociales
-
dotation nette aux provisions pour dépréciation d'actifs circulants et pour risques et charges d'exploitation
+
autres produits d'exploitation
-
autres charges d'exploitation

 Ebit : (Earnings before interest & taxes) :
voir ROE (Return on Equity)

 EC :
EC signifie Eurochèque . 

 Echange marchand :
Mécanisme permettant d'obtenir un bien ou un service en cédant un autre bien ou un autre service, ou de l'argent ;
il y a échange lorsque les produits échangés ont une valeur équivalente. L’échange marchand suppose l’équivalence des valeurs échangées. Mais les dons et certains échanges sont «bon marché», ils visent avant tout à tisser des liens sociaux non économiques. Pour que l’échange marchand donne naissance au marché, il faut qu’il soit : «désencastré», c.-à-d. dégagé des emprises sociales non économiques ; ou permanent et généraliser dans l’économie.
Capitalisme et marché ont des significations différentes. Pour certains (F. Braudei), le capitalisme naît du marché, mais il a tendance à en corrompre le fonctionnement. Pour d’autres (K. Marx), le capitalisme est avant tout un mode de production, et non un mode de circulation des marchandises. Les économies capitalistes ne reposent pas uniquement sur des mécanismes de marché. Le rôle de l’Etat, qui s’exerce hors marché, est important. Pour cette raison, les économies capitalistes contemporaines peuvent être considérées comme mixte. Marché organisations et institution. L’extension du marché revêt un double aspect : De plus en plus de biens ou de valeurs sont transformés en marchandises ou pseudo - marchandises ; L’analyse en termes de marché a tendance à s’étendre à des domaines traditionnellement non économique (politique, famille, fécondité, criminalité, etc.).  

 Échantillon :
De manière générale, un échantillon est une petite quantité d'une matière, d'information, ou d'une solution. Le mot est utilisé dans différents domaines :
En statistique, un échantillon est un ensemble d'individus extraits d'une population étudiée de manière à ce qu'il soit représentatif de cette population, au moins pour l'objet de l'étude. Pour ce faire, on peut le tirer de façon aléatoire, par un ensemble de méthodes mathématiquement très contraignantes, ou quand ces méthodes se révèlent impossibles à appliquer, par des méthodes pratiques comme la méthode des quotas.
En traitement des signaux, on parle alors d'échantillonnage de signal.
En musique, un échantillon (ou sample en anglais) est un court passage d'une séquence audio qui servira ensuite pour une autre musique. Voir aussi les articles Échantillonneur (sampler) et Échantillonnage (musique) (sampling)
Chez les boulangers, l'échantillon accompagné de sa souche, était la baguette de bois qui permettait de comptabiliser le nombre de pains livrés au client mais non encore payés.
Chez les publicitaires, l' échantillon gratuit permet de faire connaitre un nouveau produit en le distribuant (en petites quantités) aux personnes intéressées afin qu'elles le teste et le découvre gratuitement.

 Échéance :
C'est la date à laquelle un paiement doit être effectué. Le terme désigne aussi le montant de ce paiement.

  Échéance échue :
C'est une échéance arrivée à terme et qui peut donc être réclamée par le prêteur.

 Échéance à échoir  :
C'est une échéance prochaine, qui n'est pas encore arrivée à terme.

 Échéance finale :
Jour à partir duquel une obligation prend fin et où le capital est remboursé. Il s'agit en tout cas de la fin de cette obligation. Le manteau reste encore valable 30 ans, les coupons éventuels restent valables 5 ans. 

 Échéance intermédiaire :
Jour fixé lors de l'émission de l'obligation, à partir duquel le détenteur de l'obligation a le droit de demander le paiement anticipé de son capital. 

  Ecofin :
Il s’agit du Conseil des ministres des finances des États membres de l'Union Européenne. Il lui incombe notamment la responsabilité de la politique de taux de change pour l’euro comme l’indique l’article 109 du traité de Maastricht. Dans les faits, il semble pourtant en aller autrement, pour au moins deux raisons :
1°/ la gestion opérationnelle du change revient statutairement à la BCE ;
2°/ la BCE n’est pas contrainte de suivre les recommandations du Conseil si elle estime que ces dernières pourraient menacer son objectif de stabilité des prix.

 École classique : Fin 18e - début 19e :
Elle accompagne les révolutions industrielles en occident et marque les fondements de l'économie politique, en tant que discipline autonome.
Principaux auteurs
- anglais : SMITH, RICARDO, STUART MILL, MALTHUS
- français : SAY
Idées essentielles (avec des nuances selon les auteurs, bien entendu)
- croyance en des lois naturelles, c'est-à-dire à un marché auto-régulé par la concurrence.
- libre-échange ("laisser-faire, laisser-passer").
- théorie de "l'état-gendarme".
- justification du profit par le risque. Comportement rationnel de l'individu.

 École libérale :
Doctrine économique qui considère que le meilleur système économique est celui qui garantit le libre jeu des initiatives individuelles des agents économiques. Libéralisme et capitalisme sont indissociables.

 École marxiste :
Elle est guidée par la pensée de MARX.
1° Théorie de la plus-value
- les capitalistes achètent la force de travail des ouvriers et les rémunèrent juste ce qu'il faut pour qu'ils reconstituent leur force de travail.
- comme les ouvriers rapportent plus qu'ils ne coûtent, les capitalistes s'approprient la différence, appelée plus-value.
2° Le capitalisme contient des contradictions internes
- accumulation constante de la part des bourgeois.
- concentration du capital en quelques mains.
- exploitation du prolétariat qui prend peu à peu conscience de sa situation.
3° Passage au socialisme, puis au communisme
- phase finale des contradictions.

 École monétariste :
Théorie dont le chef de file est Milton Friedman et qui s'appuie sur la théorie quantitative de la monnaie, pour, notamment, faire de l'inflation une conséquence de la croissance de la masse monétaire.

 École néoclassique : 1860-1930 environ :
Prolonge comme son nom l'indique la pensée classique. À noter une différence essentielle :
- classiques : la valeur des biens est fondée sur le travail (notamment chez RICARDO).
- néo-classiques : la valeur des biens dépend davantage de leur utilité. De plus, l'école néo-classique donne naissance à l'approche du marginalisme.
Auteurs parmi les plus célèbres :
- Stanley JEVONS (1835-1852) anglais
- Karl MENGER (1840-1921) autrichien
- Léon WALRAS (1834-1910) français
- Vilfredo PARETO (1848-1923) italien
- Alfred MARSHALL (1842-1924) anglais
À partir des années 1950, de nouvelles théories de l'équilibre général se développent. On les dit également "néo-classiques" dans la mesure où elles marquent une nouvelle évolution par rapport aux anciennes théories.
Sont à citer :
- Gérard DEBREU (Nobel d'économie 1983). Il fait une démonstration essentiellement mathématique.
- J. K. ARROW insiste sur la théorie des "choix sociaux" en expliquant la difficulté à concilier les choix individuels et collectifs et la quasi-impossibilité d'opérer des choix sociaux démocratiquement représentatifs des choix individuels.
- Von MISES (1881-1973), Von HAYEK (Nobel), représentent avec "l'Ecole de Vienne" les ultra-libéraux. Ils sont notamment très critiques à l'égard des syndicats.

 École néomarxiste :
Plus ou moins durs, ces courants ont évolué sous la pression des modifications de structure des sociétés.
Quelques noms :
- KANTOROVITCH (Nobel 1975) tendance "dure"
- GORBATCHEV (La "Pérestroïka"). tendance plus souple
- BOCCARA : "capitalisme monopoliste d'état" - français
- BARAN, SWEEZY - américains
Les uns considèrent que l'État est au service des grandes entreprises et du capital (BOCCARA),
d'autres considèrent que la misère du 1/3 monde est entretenue au service des grandes nations capitalistes (BARAN).

 Économétrie :
Application des techniques mathématiques et statistiques à l'analyse des phénomènes économiques. Elle s'est développée à partir des années 1930, surtout dans les pays anglo-saxons, en particulier grâce aux progrès des données statistiques. Elle a pour but de mesurer des corrélations et des relations entre différentes variables économiques.
L'économétrie a pu servir de base à l'établissement de modèles économiques. De nos jours on doute de la validité de ce type d'études !

 Économie : selon Jean-Baptiste Say, il s’agit de la science qui étudie la production, la répartition, la distribution et la consommation des richesses dans la société.
Selon Lionel Robbins, l’économie est la science qui étudie les comportements humains en tant que relation entre les fins et les moyens rares à usages alternatifs.

 Économie planifiée :
économie dans laquelle l'État détermine les objectifs de toutes les unités économiques et répartit entre elles les moyens de production. 

 e-commerce :
commerce électronique, dont le choix, les transactions et le paiement se font sur le réseau internet.

 Économie de location :
complément du leasing et développement du facility management. Tendance à l'abandon de la propriété chaque fois que cela n'est pas strictement nécessaire à l'indépendance, que cela peut être néfaste à l'optimisation de la taille des matériels et à la vitesse de son renouvellement. Les activités qui se développent sur Internet, au sein d'organisations virtuelles, ne louent les lignes du réseau téléphonique commuté (RTC) que pendant le temps d'une communication téléphonique. Elles réservent sur des serveurs distants et puissants l'espace disque et l'usage intermittent des modems. Un groupe de travail peut relier un ensemble international de travailleurs indépendants, tous équipés de logiciels clients standardisés, sans qu'aucun d'entre eux n'ait à faire l'investissement du matériel et des logiciels serveurs correspondants. Une généralisation de ses pratiques peut avoir un effet, très bénéfique, à la baisse du niveau général des prix et du taux de l'intérêt.

 Économie de marché :
système économique régulé par le jeu du marché, et non par une planification centralisée. 
Système où la prise de décision est décentralisée et dans lequel les particuliers et les entreprises en tant que consommateurs, producteurs (ou entreprises), travailleurs, épargnants et actionnaires participent au marché en prenant des décisions qui ont des répercussions sur l'offre et la demande pour divers biens et services.
L'échange marchand préexiste au système capitaliste. Vers la fin du Moyen-âge apparaît un nouveau type de marché, où le marchand possède deux avantages décisifs : il sert désormais d'intermédiaire entre le producteur et le consommateur, et il dispose de sommes d'argent considérables qui lui permettent d'acheter d'avance la marchandise. Dorénavant posséder l'argent permet de gagner de l'argent, le capitalisme est né et avec lui l'économie dite de marché.
(Voir également la théorie microéconomique traditionnelle).

 Économie de marchés financiers :
Une économie de marchés financiers est une économie dans laquelle l'essentiel des besoins de financement est couvert par l'émission par les entreprises de titres souscrits par les investisseurs. Une économie de marchés financiers est donc caractérisée par l'appel direct à l'épargne.

 Économie d'échelle :
diminution des coûts unitaires de production due à l'augmentation des quantités produites. 
baisse du prix de revient d'un bien ou d'un service par la répartition des frais fixes (bâtiments, frais administratifs, frais de gestion, matériel de base, publicité, etc.) sur un plus grand nombre d'unités produites ou distribuées. Source du gigantisme industriel et de la disparition des petites unités qui ne correspondent pas à une très haute compétence et spécialisation (niche).

 Économie d'endettement :
Une économie d'endettement est une économie dans laquelle prédomine le financement par crédit bancaire. Le marché financier est peu développé, dès lors une faible part des besoins des entreprises est financée par émission de titres financiers. Les entreprises sont donc fortement endettées auprès des banques qui se refinancent auprès de la banque centrale. Un tel financement de l'économie requiert donc un soutien actif de la banque centrale pour éviter toute crise de liquidité.

 Économie d'envergure :
Ces économies se réalisent lorsqu'il est plus avantageux de fabriquer et/ou vendre certains produits conjointement que séparément.

  Économie fermée :
économie qui n'est pas engagée dans le commerce international des biens, des services ou du capital. Une telle économie n'existe pas vraiment, mais le concept d'une économie fermée est très utile lorsqu'il s'agit d'enseigner comment fonctionne une économie donnée.

  Économie ouverte :
économie qui s'engage avec peu ou pas de restrictions dans le commerce avec d'autres pays.

 Économie fermée/ouverte :
Une économie est fermée, ou autarcique, lorsqu'elle n'est pas engagée dans le commerce international des biens, des services ou du capital. Dans la réalité, une telle économie n'existe pas vraiment. Ce concept est toutefois très utile lorsqu'il s'agit d'enseigner comment fonctionne une économie donnée et de montrer les effets de son ouverture au commerce avec d'autres pays.
(Voir également les théories d'économie internationale.)

 Économie informelle :
Ensemble des activités productrices de biens et services qui échappent à la régulation par l'État. Elle comprend l'économie au noir, l'économie criminelle, le travail domestique ainsi que le volontariat, autrement dit les activités légales et les activités illégales.

 Économie internationale :
L’économie internationale est la branche des sciences économiques qui s'intéresse aux relations commerciales et économiques entre pays, aux évolutions des taux de change et de la compétitivité économique.
L'économie internationale comporte plusieurs branches : celle qui étudie les échanges commerciaux (Théorie du commerce international), celle qui étudie les politiques monétaires et les taux de change, celle qui étudie les mouvements de capitaux entre pays (Finance internationale).

 Économie politique :
L'Economie Politique est alors la façon d'envisager l'organisation de la cité, de la société en général. Elle cherche à comprendre comment les hommes s'organisent afin de satisfaire leurs besoins. On peut avancer qu'il y a autant de définitions de l'Economie Politique que d'auteurs qui ont cherché à en donner une définition.

 Économie publique normative : L'autorité réglementaire a pour objectif l'efficacité économique. Elle est soucieuse de l'intérêt général. L'existence de défaillances (bien public, externalité, monopole naturel) du marché, mis en évidence dans le cadre de l'économie du bien-être, justifie l'intervention publique. L'État doit donc par la réglementation influer sur le comportement des firmes et des consommateurs. Sa démarche est normative, elle vise à atteindre une allocation des ressources optimale de type paretien (situation dans laquelle on ne peut améliorer le bien-être d'un individu sans détériorer celui d'un autre individu, optimum de premier rang). Despote bienveillant, assimilé à un planificateur parfait, l'État n'est contraint ni par des difficultés de collecte d'information, ni par des capacités de calcul limitées. Il est de ce fait considéré comme infaillible. Un exemple de cette réglementation est celle de Ramsey-Boiteux sur les monopoles. [d'après Pigou]

 Économie réelle et économie financière :
L'idée selon laquelle il existerait une économie "réelle", sérieuse et saine fondée sur la production et une économie financière, spéculative et malsaine semble avoir perdu de sa pertinence. Au cours des vingt dernières années en effet, les marchés financiers ont connu des évolutions qui ont considérablement accru leur insertion dans l'économie de chaque pays et dans l'économie mondiale (changement des modes de financement de l'économie et des comportements d'épargne des ménages, développement des marchés obligataires, suppression du contrôle des changes,…) ce qui a eu pour résultat d'accroître de manière considérable la représentativité économique des cours de la bourse. La stigmatisation d'une spéculation financière qui se serait développée dans les années récentes au détriment de l'économie réelle semble donc davantage constituer une posture idéologique que résulter d'une analyse rationnelle de la situation économique.

 Économisme :
péché mignon de la science économique. Tendance à expliquer toute la vie sociale par la vie économique. Tendance à expliquer toute la vie économique par un déterminisme des quantités (Consommation, épargne, Investissement, Impôt, Production, Revenu). Tendance à expliquer des phénomènes à 1% près tout en admettant une imprécision de 30% dans les chiffres et de 50% dans leurs concepts.
Système de pensée qui tend à tout expliquer par les facteurs économiques : les idées, les valeurs ou les sentiments s'expliquant eux aussi par l'économique (la doctrine de MARX a été souvent considérée par ses opposants comme un économisme).

 Edgeworth Francis Isidoro  :
économiste britannique (1845-1926). Marginaliste, il a beaucoup travaillé à la représentation mathématique des préférences humaines. On lui doit la notion de courbes d'indifférence (ou d'isosatisfaction).

 Effet Averch-Johnson :
Phénomène de surinvestissement qui se produit lorsque l’état garantit un taux de rendement du capital au moins égal à celui du marché pour l’entreprise régulée. Cette dernière est incitée à substituer du capital au travail pour augmenter ses profits. La combinaison productive n’est plus optimale.
(Voir également la théorie de l'économie publique normative.)

 Effet Balassa-Samuelson :
Lorsqu’un pays en développement rattrape son retard technologique, les gains de productivité se concentrent essentiellement dans le secteur exposé à la concurrence internationale et donc sur les biens échangeables. Cela entraîne une hausse des salaires dans l’ensemble de l’économie. Dans le secteur des biens échangeables, la hausse des salaires est supérieure à celle des gains de productivité. Il en résulte une hausse des prix des biens non échangeables au cours du processus de développement. Le taux de change réel tend donc à s’apprécier.

 Effet d’annonce :
effet recherché par les autorités de la politique économique lorsqu'elles annoncent des mesures à venir. Elles souhaitent ainsi influencer le comportement des agents économiques dans un sens souhaité. Exemple : en annonçant une faible progression de la masse monétaire, la banque centrale espère réduire les anticpations inflationnistes.
Phénomène traduisant la modification du comportement des agents économiques à la simple annonce de mesures par les entreprises, les pouvoirs publics... Les effets peuvent être bénéfiques ou néfastes, c'est pourquoi il est bon d'anticiper les réactions des individus avant de faire l'annonce.
Exemples
- annonce de baisse de prix qui freine momentanément la consommation.
- annonce de pénurie de produits qui pousse à l'achat et à la constitution de stocks, quelquefois inconsidérés (exemple : essence).
- annonce de licenciements qui engendre une grève.
- annonce de bénéfices pour une société qui engendre sa valorisation boursière.
- ...

 Effet de change de Mundell-Fleming :
La baisse des prix fait baisser les taux d’intérêt, ce qui incite les investisseurs à se porter vers des actifs étrangers et contribue à déprécier la monnaie nationale. Cette dépréciation stimule les exportations.
(Voir également le modèle de Mundell-Fleming.)

 Effet de commerce :
 Titre portant créance d'une somme d'argent payable à vue à l'échéance indiquée, en général 90 jours. Les principaux effets de commerce sont : la lettre de change (ou traite), le billet à ordre, le chèque, le warrant, le mandat.

 Effet de débordement (spillover effects) : Dans le domaine de l’économie internationale, il s’agit des répercussions d'une décision de politique économique étrangère sur l'économie nationale. Ainsi, une politique monétaire expansionniste dans un pays stimule la demande et donc les importations en provenance des autres pays, c'est un effet de débordement positif. Cependant, elle entraîne une baisse de la valeur de sa monnaie ce qui handicape la compétitivité des autres pays, c'est un effet de débordement négatif. L’effet peut s’appliquer aussi à d’autres niveaux économiques, par exemple en économie publique locale entre deux communes.
(Voir également le modèle Mundell-Fleming.)

 Effet d’encaisse réelle :
l’encaisse réelle d’un agent est le rapport de la somme de monnaie qu’il détient sur le niveau général des prix. Lorsque les prix augmentent, la perte de pouvoir d’achat des encaisses monétaires détenues (pour un motif de précaution) pousse les consommateurs à refaire leurs calculs de consommation, d’épargne et de demande de monnaie. Ils demandent plus de monnaie (en termes nominaux) et moins de biens. La demande de biens diminue, d’où une baisse du niveau général des prix qui conduit les agents à refaire de nouveau leurs calculs. Il demandent moins de monnaie puisque leurs encaisses réelles ont augmenté et plus de biens. On revient à la position initiale au bout d’un certain temps.
Auteurs de référence : Knut Wicksell, A.C. Pigou, Don Patinkin.

 Effet d’éviction :
Le financement du déficit budgétaire par emprunt entraîne une hausse des taux d’intérêt qui chasse l’investissement des entreprises. La hausse de la demande publique a donc pour contrepartie une baisse de la demande privée. L’effet sur la production est au mieux nul, il peut être négatif si on considère que la productivité de l’investissement public est inférieure à celle de l’investissement privé. L’effet d'éviction peut être réduit par un appel à l’épargne étrangère mais celui-ci entraîne une hausse du taux de change préjudiciable aux exportations.
(Voir également la théorie néoclassique de la crise.)

 Effet GVT :
Ce sont des effets de structure ou glissement-vieillesse-technicité " solde ". Ils mesurent l'impact des modifications de la répartition des agents de l'État entre les différents postes de travail. Cela vient de l'effet de carrière ou GVT " positif " et de l'effet des départs et des embauches ou " entrées-sorties " généralement négatif. Ainsi, même si les rémunérations stagnent, le salaire moyen pourrait augmenter si la part des emplois les mieux payés croît.

 Effet de levier :
Profit supplémentaire tiré de l'écart entre la rentabilité financière et le taux d'intérêt réel des capitaux empruntés. L'existence d'un effet de levier rend pour l'entreprise intéressant le financement de l'investissement par l'emprunt, puisque la rentabilité économique dépasse le taux d'intérêt réel du crédit.
C’est un phénomène qui recouvre l’amélioration de la rentabilité des capitaux propres (ou fonds propres) d’une entreprise lorsque les taux d’intérêt, qui représentent le coût du capital emprunté, sont moins élevés que le rentabilité de l’investissement que ces capitaux permettent de financer.
Conséquence positive ou négative de l'endettement sur la rentabilité des capitaux propres d'une entreprise. Il résulte de la comparaison entre le taux d'intérêt de l'emprunt et le taux de profit de l'entreprise.
L’effet de levier montre que les entreprises ont intérêt à emprunter massivement pour financer leur développement plutôt que d’utiliser leurs capitaux propres lorsque les taux d’intérêt sont faibles. Cette opération se révèle porteuse puisque les entreprises gagnent davantage d’argent que ce qui est nécessaire pour rembourser leurs emprunts et payer les intérêts.

Une entreprise a besoin de capital pour financer ses opérations. Elle peut l'acqérir de deux manières : par voie interne, en ayant recours à ses bénéfices non distribués, ou par voie externe, grâce à des emprunts ou à des capitaux propres. La préférence d'une entreprise pour les emprunts ou les capitaux permanents est très complexe. Différents facteurs doivent être pris en compte comme les taux d'intérêts, le taux d'imposition ou encore la capacité de la société à engendrer des capitaux internes.
L'effet de levier est mesuré en fonction du ratio emprunts / capitaux propres. Il s'agit donc d'un indicateur de la structure de la dette d'une entreprise. Si ce ratio s'élève à 0,20, on peut alors dire que 20 % de la valeur de l'actif est due aux créanciers.
Étant donné que c'est l'actif qui produit le revenu nécessaire au remboursement, une augmentation de l'effet de levier indique également une hausse du fardeau de la dette de la société.

 Effet de portefeuille :
Mécanisme qui se produit lorsque l'intervention d'une banque centrale sur le marché des changes modifie l’équilibre entre l’offre et la demande mondiales pour une monnaie donnée.

 Effets prix, substitution et revenu :
La modification des choix d'un agent économique à la suite de la variation du prix d'un bien est appelée effet prix. Celui-ci se décompose en un effet substitution et en un effet revenu. L'effet de substitution se traduit par la baisse de la demande de certains biens et par la hausse de la demande d'autres. Il est fonction de la plus ou moins grande substituabilité entre les biens. L'effet revenu a pour origine le fait que la hausse du prix de certains biens entraîne la baisse du pouvoir d'achat du revenu. En général, l'effet revenu a pour conséquence une baisse de la consommation de tous les biens en fonction de l'élasticité-revenu de chacun. L'effet sera plus ou moins important selon la part des biens dans la consommation dont le prix a augmenté.
(Voir également la théorie microéconomique traditionnelle.)

 Effet de richesse de Pigou (effet d’encaisses réelles) :
Une baisse du niveau des prix accroît la valeur réelle des avoirs monétaires des ménages ce qui stimule la consommation.

 Effet de signal :
En intervenant sur le marché des changes, la banque centrale fournit aux autres acteurs une information qu’ils n’ont pas (par exemple les choix concernant la politique monétaire future). Cette intervention a pour conséquence de modifier les anticipations des agents privés.

 Effet de taux d’intérêt de Keynes :
Une diminution du niveau des prix entraîne une baisse des taux d’intérêt lorsque les ménages transforment leurs avoirs monétaires en actifs porteurs d’intérêt, ce qui stimule l’investissement.
(Voir également la théorie keynésienne de la crise.)

 Effet Mohring :
Caractéristique dans le secteur des transports urbains selon laquelle la qualité est fonction croissante de la rpoduction. En effet, la fréquence de passage des bus augmentant avec le volume de la production des firmes de transports urbains, il existe des économies d'échelle par rapport au temps de transport des usagers.

 Effet de cliquet :
C’est un phénomène qui traduit une rigidité à la baisse pour certaines grandeurs économiques. Ainsi, les prix montent facilement mais diminuent plus rarement. Par exemple, un effet de cliquet a pu être observé après la crise de 1973, puisque la consommation des ménages a progressé dans les mêmes proportions qu’auparavant alors que la croissance des revenus diminuait. Les ménages ont ainsi préféré réduire leur épargne plutôt que de changer leurs habitudes de consommation.
Permet, à échéances régulières préalablement arrêtées (dates de cliquet) d'engranger les hausses d'un indice constatées dans l'intervalle écoulé. Le niveau atteint par l'indice à la date du cliquet constitue le nouveau seuil de calcul de la performance pour l'intervalle suivant.

 Effet d'entrainement :
Une industrie ou un secteur ont des effets d'entrainement s'ils favorisent, en amont ou en aval, le développement d'autres industries. L'existence de ces effets justifie pour certains économistes le choix de secteurs prioritaires (encore appelés quelquefois pôles de croissance) pour l'investissement ou l'aide des pouvoirs publics.
Exemple
- aides à l'achat de voitures automobiles.
- développement des infrastructures autoroutières.
- politique d'éducation à long terme.
- ...

 Effet multiplicateur :
Un effet multiplicateur est un phénomène d'entraînement qui, pour une variation initiale d'une variable, provoque une variation finale plus importante.
En sciences économiques, l'effet multiplicateur d'une dépense sur l'activité, et son échéance, est un grand sujet de débat entre les écoles de pensée économique.

 Effet pervers :
Effet non désiré d'un comportement ou d'une prise de décision poursuivant d'autres objectifs.
Exemples
- l'inflation peut être aggravée par le comportement des agents qui anticipent l'achat de biens pour éviter de se les procurer à un prix plus élevé.
- la lourdeur bureaucratique d'une organisation peut résulter de l'instauration de règles visant au contraire à accroître la rationalité et l'efficacité de son fonctionnement.
- l'aide aux plus défavorisés peut engendrer chez ces derniers un certain laisser-aller, une certaine accoutumance, les empêchant ainsi de réagir face aux difficultés.

 Efficacité/efficience :
L'efficacité est la réalisation d’un objectif fixé alors que l'efficience caractérise une situation dans laquelle un objectif fixé est atteint en utilisant pour cela le moins de ressources possibles.
(Voir également la théorie microéconomique traditionnelle.)

 Efficience informationnelle (du marché boursier) :
Un marché est totalement efficient lorsque les acheteurs et les vendeurs réagissent au travers de mécanismes qui conduisent les prix des actions à refléter pleinement et instanément l'ensemble des informations disponibles. On distingue trois formes d'efficience : la forme faible (toute l'information fondée sur des séries historiques de cours ou de rendements est pleinement reflétée dans le prix des titres), la forme semi-forte (toute l'information publiquement disponible est déjà contenue dans le cours des actions), la forme forte (toute l'information publique ou privée est entièrement prise en compte dans le cours des actions).

 Efficacité économique :
état d'une économie qui obtient un rendement maximal de ressources limitées en considérant les coûts et les bénéfices découlant de diverses décisions; c'est un concept plus général que l'efficacité technique.

 Efficacité marginale du capital :
selon Keynes, il s’agit du rendement escompté d’un bien en capital, c’est-à-dire les revenus que l’utilisateur espère en retirer pendant la durée d’utilisation et la vente de sa production, déduction faite des dépenses courantes de production. C’est la comparaison avec le taux d’intérêt monétaire qui va déterminer si on réalise ou non un investissement : si l’efficacité marginale du capital est supérieure au taux d’intérêt, l’investissement est réalisé.

 Efficacité technique :
état d'une unité économique qui utilise la plus petite quantité de ressources pour atteindre un certain niveau de production ou obtenir la plus grande production possible d'une quantité fixe de ressources. On peut appliquer ce terme aux entreprises ou à toute l'économie.

 élargissement des tâches :
tentative de réduire l'ennui et l'absentéisme des travailleurs dont les tâches avaient été morcelées par l'OST, "Organisation Scientifique du Travail"! L'élargissement des tâches consiste à faire exécuter des tâches amont, aval ou complémentaires par la même personne. (voir enrichissement des tâches)

 Élasticité  :
Concept permettant d'apprécier l'évolution du rapport entre 2 valeurs d'accroissement relatif.

L'élasticité correspond à la sensibilité d'une variable x à une variable y. Elle se mesure par le rapport de la variation relative de x à celle de y. Par exemple, une élasticité des importations par rapport à la production de 2 signifie qu'à une augmentation de la production de 5% correspond un accroissement des importations de 10%.
Quelques valeurs remarquables
Elasticité-Prix
- e C/P = -1 normale (biens durables en général).
- e C/P < -1 forte (produits de luxe).
- e C/P > -1 faible (produits essentiels).
- e C/P = 0 nulle (moutarde, poivre, sel...)
Elasticité-Revenu
- e C/R = 1 normale (habillement).
- e C/R > 1 forte (loisirs, culture, pdts de luxe).
- e C/R < 1 faible (alimentation).
- e C/R = 0 nulle (moutarde, poivre, sel...).
NB : ces éléments ne sont qu'indicatifs. Dans certains contextes des différences sensibles peuvent être notées.
(Voir également la théorie microéconomique traditionnelle.)

 Elasticité de la demande d'un bien par rapport à son prix :
est définie comme étant le rapport entre la variation relative (c.-à-d. en pourcentage) de la quantité demandée et la variation relative du prix.
Cette élasticité est généralement négative, puisque généralement, quand les prix augmentent, les quantités demandées diminuent.
On appelle élasticité de X par rapport à Y le quotient de variation relative de X par la variation relative de Y. On peut aussi l’exprimer comme le rapport des taux de variation de X et Y. 

 élasticité-prix de la demande :
Elle mesure le degré de sensibilité de la demande à une variation du prix du bien considéré. Généralement négative, elle signifie que la consommation diminue si le prix du bien augmente. La demande est dite inélastique lorsqu’elle ne change pas suite à une variation du prix (elle est proche de zéro).
Rapport entre l'accroissement relatif de la consommation et l'accroissement relatif du prix du produit consommé.
On suppose bien entendu que la consommation varie en fonction du prix.
=> e C/P = (C2-C1)/C1 / (P2-P1)/P1
Exemple
C1 = 800 C2 = 1000 P1 = 50 P2 = 40
e C/P = (1000-800)/800 / (40-50)/50 = - 1.25
La connaissance des élasticités prix, directes ou croisées permet de mieux appréhender le comportement des consommateurs et ainsi de mieux déterminer les prix de vente.
NB : on parle d'élasticité croisée quand on étudie les variations de consommation d'un produit sous l'effet de la variation du prix d'un autre produit (le problème se pose pour les produits complémentaires ou substituables).

 Elasticité-revenu de la demande :
Elle mesure le degré de sensibilité de la demande d'un bien par rapport au revenu. Elle est égale au rapport entre le pourcentage de variation de la quantité demandée et le pourcentage de variation de revenu.
Rapport entre l'accroissement relatif de la consommation et l'accroissement relatif du revenu. On suppose bien entendu que la consommation varie en fonction du revenu (ce qui est difficilement contestable !).
=> e C/R = (C2-C1)/C1 / (R2-R1)/R1
Exemple
C1 = 100 C2 = 120 R1 = 5000 R2 = 6000
e C/R = (120-100)/100 / (6000-5000)/5000 = 1
Dans cet exemple, la variation de la consommation suit exactement celle des revenus. Cette valeur (autour de 1) concerne en général les produits de consommation durables classiques.

 Elasticité de l'offre par rapport au prix :
est définie comme étant le rapport entre la variation relative (c.-à-d. en pourcentage) de la quantité offerte et la variation relative du prix.
En règle générale l’élasticité de l’offre par rapport au prix n’est pas constante et varie avec le prix de vente. Le marché de concurrence pure et parfaite.  

 Émancipation :
L'émancipation est l'acte par lequel le mineur est affranchi de l'autorité parentale, et devient juridiquement capable, comme un majeur, pour tous les actes de la vie civile requérant la majorité légale. Les conditions et les effets changent selon les pays (droits internes).

 Embargo :
Ce terme désigne l'interdiction partielle ou totale de commercer avec un pays. Cette interdiction peut porter sur tous les produits pour un pays donné ou sur certains produits stratégiques.
Terme issu de l'espagnol "embargar" (placer sous séquestre).
Interdiction partielle ou totale de commercer avec un pays donné. L'interdiction peut porter sur tous les produits ou sur certains produits considérés comme stratégiques (armes, centrales nucléaires, ...).

 Émetteur :
Personne ou organisme (exemple: une banque) qui émet des titres, des billets, des effets. 

 Émission :
L'émission est le fait pour une entité (l'émetteur) de projeter à distance quelque chose qui peut interagir ou être mesuré par d'autres entités (les récepteurs).

 Empilage (technique de l') :
Opération de blanchiment qui grâce à un système complexe de transactions financières successives, au recours à des sociétés-écrans ou encore à des paradis réglementaire interdit toute possibilité de remonter l'origine illicite des fonds.

  Emploi :
Nombre de personnes au travail et qui sont (1) payées par les employeurs; (2) à leur propre compte ou qui sont des professionnels ou des agriculteurs; (3) employées dans des entreprises gérées par des membres de leur famille qu'elles soient rémunérées ou non, ou (4) en congé sans solde pour cause de maladie, de mauvais temps ou de conflits syndicaux, ou pour des raisons personnelles.

 Emploi convenable :
Selon l'OIT (Organisation internationale du travail), l'emploi convenable doit combiner trois conditions : du travail pour tous ceux qui en recherchent et sont disponibles ; un travail productif et le libre choix de l'emploi pour tous les travailleurs. Dans la réalité, selon qu'ils sont travailleurs occupés ou chômeurs, les individus peuvent exprimer un degré d'exigence et d'appréciation différents par rapport à cette notion.

 Employabilité :
capacité pour un salarié de garder son emploi ou d'en retrouver rapidement un autre. Cela implique d'être à la page dans un domaine professionnel qui n'est pas en voie de disparition. A défaut d'assurer l'emploi, certaines entreprises prétendent maintenir l'employabilité de leur personnel. En tous cas, chacun doit veiller à la sienne: par la formation permanente, par la culture, par l'initiative, en se portant candidat sur des projets valorisants.
Plus la durée du chômage augmente, plus l'employabilité baisse.
Notion qui désigne la capacité individuelle à pouvoir d'intégrer directement sur le marché du travail selon les caractéristiques recherchées sur ce dernier. Cette notion est cependant toute relative, l'employabilité d'une personne s'inscrit toujours dans un contexte spécifique. Ainsi, les individus sans diplômes ont longtemps été considérés comme adaptés aux besoins du marché du travail, ce qui est moins le cas aujourd'hui dans les pays industrialisés.

 Employeur :
Celui qui demande le travail et qui emploie les travailleurs.

 Emprunt :
opération par laquelle un agent économique se procure une somme d'argent moyennant le remboursement à terme et, le paiement d'un taux d'intérêt. 

 Emprunt obligataire :
Opération financière par laquelle l'État ou un organisme public ou privé émet des obligations en contrepartie des sommes empruntées.

 Emprunteur :
La personne qui obtient de l'argent, à titre de prêt auprès d'une institution financière ou d'un prêteur.

 Encadrement du crédit :
L'encadrement du crédit est une technique de politique monétaire consistant à contrôler la progression du crédit distribué par les banques. Cette limitation, décidée par voie réglementaire est considérée comme très efficace car elle s'attaque à la source même de la création monétaire: la distribution du crédit.
L'encadrement du crédit est le fait, pour les autorités monétaires, d'imposer aux banques des règles strictes quant à la nature et au volume des crédits accordés.
De nos jours il n'y plus d'encadrement du crédit mais il ne manquerait pas de réapparaitre si de fortes tensions inflationnistes venaient à se manifester.

 Encaisse :
 C'est l'ensemble des avoirs liquides - c'est-à-dire les avoirs qui peuvent servir au paiement de transactions tels que les billets, les dépôts bancaires - détenus par les agents.

 Encaje :
En juin 1991, la Banque centrale du Chili a institué une réserve obligatoire non rémunérée sur les crédits externes. L'objectif était de décourager l'entrée de capitaux à court terme qui cherchaient à profiter des taux d'intérêt du marché chilien.

 Enchères au second prix :
Proposé par Vickrey, prix Nobel 1996, ce système se veut une alternative au système traditionnel des enchères. Dans ce dernier, deux situations d’asymétrie d’information se présentent : le commissaire-priseur ignore la disposition à payer des acheteurs potentiels et ces derniers ne connaissent pas celle de leurs concurrents. Par ailleurs, l’objectif de l’enchère est de maximiser le prix de vente des biens concernés. Or, les enchérisseurs sont incités à limiter leur offre pour payer le moins possible. Le système d’enchères au second prix est un système à enchères scellées dans lequel le plus offrant l’emporte mais ne paie que le prix de la deuxième enchère la plus élevée. Les enchérisseurs sont alors incités à révéler leur véritable disposition à payer. En effet, s’ils offrent moins, l’enchère risque de leur échapper et s’ils offrent plus ils risquent de payer une somme supérieure à celle qu’ils souhaitaient si un autre enchérisseur a proposé un montant qui lui est, même légèrement, supérieur.

 Enchères inversées :
Méthode de négociation très utilisée sur les places de marchés. C’est l’acheteur qui prend l’initiative en mettant en ligne les détails de son cahier des charges. Les fournisseurs intéressés disposent alors d’un temps limité pour faire des propositions de tarifs. Chaque fournisseur, inscrit à l’enchère, peut prendre connaissance des offres effectuées par ses concurrents, celles-ci restant anonymes.

 Endettement :
Système caractérisé par un recours au crédit pour financer ses projets. Une "économie d'endettement" se caractérise par un recours massif, quelquefois excesssif, au crédit.

 Endettement concessionnel :
Ce type d'endettement se caractérise par des taux d'intérêt particulièrement bas et par de longues périodes de grâce accordées par le créancier.

 Endettement intérieur total :
Cet agrégat comprend l'ensemble des dettes des agents non financiers résidents, qu'elles aient été contractées auprès des résidents ou des non-résidents, sous forme de prêts ou d'émissions de titres de créances sur les marchés de capitaux.

 Endogamie :
désigne comme seuls souhaitables ou permis les mariages à l'intérieur d'un groupe social particulier. 

 Endogénéité :
Caractérise, dans un modèle économique, une variable dont la valeur dépend de celle des autres variables du modèle. On parle aussi de variable dépendante ou expliquée.
Dans un modèle économique, "endogène" se dit des variables dont le niveau résulte du jeu des mécanismes économiques mis en forme dans le modèle.
De manière générale, un élément endogène se situe à l'intérieur de la structure étudiée, par opposition à ce qui est exogène (qui se situe à l'extérieur).
(Voir aussi économétrie.)

 Endossement :
Mode de transmission des effets de commerce par l’apposition d’une signature au dos du titre par laquelle le cédant donne l’ordre au débiteur de payer au cessionnaire le montant de l’effet.

 Endosser :
C'est le fait pour le détenteur d'une lettre de change, d'un billet à ordre ou d'un chèque de le transmettre à un tiers (endossataire), dont il connaît ou ne connaît pas le nom, en apposant sa signature au verso du document.

 Enfant naturel :
Enfant dont les parents ne sont pas mariés ensemble.

 Ernst Engel :
Économiste et statisticien allemand (Dresde, 1821 — Oberlüssnitz, Radebeul, près de Dresde, 1896).
Il est connu pour les principes qu'il tira de son étude des budgets familiaux belges et qui concernent les fluctuations de la demande en fonction des revenus. L'une des lois de Engel est la suivante: «Plus les ressources d'une famille sont faibles, plus sa dépense alimentaire est une fraction élevée de son revenu.»

  Friedrich Engels :
théoricien allemand (1820-1895). Co-auteur avec K.Marx du "Manifeste du Parti Communiste", il a complété la théorie marxiste sur de nombreux points. Sa contribution économique reste toutefois moins marquante que celle de Marx.

 Entente :
accord passé entre plusieurs agents économiques faussant  le libre jeu du marché. 
Accord, formel ou secret, entre entreprises ou pays producteurs en vue d'harmoniser leurs politiques pour réduire la concurrence dans leur secteur d'activité. Il peut porter sur les prix, les quantités produites ou la répartition géographique du marché.

 Enregistrement :
Document faisant état de résultats obtenus ou apportant la preuve de la réalisation d'une activité.

 Enrichissement :
Action d'augmenter le prix par quelque chose de précieux. L'enrichissement d'un habit, d'un palais.

 Enrichissement des tâches :
plus grande initiative, liberté et autonomie dans la conception et la réalisation d'une tâche qui n'est plus prévue dans ses moindre détails.

 Entreprise :
unité économique qui produit des biens et des services, vendus sur un marché en vue de faire un bénéfice. ( = producteur).

 Entreprise individuelle: Entreprise appartenant à une seule personne, appelée le chef d'entreprise et géré par celui-ci.

 Entreprise privatisée :
entreprise publique dont l'État transfère la propriété au secteur privé, généralement par une mise en vente de ses actions. 

 Entreprise publique: Entreprise dont le capital ou une majorité de celui-ci appartenant à l'Etat ou à une collectivité publique, contrôlée directement ou indirectement par celle-ci.

 EONIA :
Taux de référence pour les transactions au jour le jour effectuées dans la zone EURo. Il est calculé par la Banque Centrale EURopéenne sur la base de la moyenne pondérée de toutes les transactions au jour le jour de prêts non garantis exécutées sur le marché interbancaire de la zone Euro.

 Épargne :
partie du revenu qui est non consommée (qui n'est pas dépensée à des fins de consommation de biens et de services ou pour payer de l'impôt et des taxes) et affectée à un placement, à une thésaurisation, à un investissement.
Epargne = revenu disponible - consommation.

 Épargne pension :
Forme de placement stimulée par l'état, permettant d'épargner pour une pension complémentaire tout en bénéficiant d'avantages fiscaux. 

 Équations comportementales :
Elles modélisent les réactions telles qu'elles sont théoriquement supposées être des agents économiques regroupés selon les secteurs institutionnels de la comptabilité nationale (ménages, entreprises, administrations, reste du monde).

  Équilibre :
Un système est en équilibre lorsque toutes les forces inhérentes s'annulent, ne provoquant ainsi pas de changement. On peut appliquer ce terme aux marchés, aux entreprises, aux ménages ou à toute l'économie.

 Equilibre commercial: Situation de la balance commerciale où il existe un montant égal d'importations et d'exportations.

 Équilibre keynésien :
L'équilibre macro-économique keynésien peut être ainsi résumé
D = C + I
R = C + E => E = I
variables globales : Revenu, Demande, Consommation, Epargne, Investissement
3 situations possibles, en fait :
I < E : toute l'épargne n'est pas investie => phase de chute de l'activité (baisse des revenus => petit à petit, un nouvel équilibre se réalisera, la consommation baissant moins vite que le revenu ("loi psychologique fondamentale"). Ce sera un équilibre de sous-emploi.
I = E : équilibre sur le marché des biens et services.
I > E : Demande Globale > Offre Globale => mouvement de croissance cumulatif. Petit à petit un nouvel équilibre va s'établir, car l'épargne augmente + vite que le revenu ("loi psychologique fondamentale"). Equilibre à un niveau de revenu supérieur (croissance économique).
NB : on comprend l'intérêt de Keynes pour les grands travaux et la politique budgétaire (cas où I < E).

 Équilibre économique :
Un équilibre économique représente une situation dans laquelle les différentes forces économiques en présence se compensent et se neutralisent. Cette notion ne doit pas être confondue avec la notion d'équilibre comptable: par exemple, le compte de résultat d'une entreprise qui subit des pertes est nécessairement équilibré.

 Equilibre de sous-emploi: Keynes critique l'analyse néoclassique en terme de marché à travers le concept d'équilibre de sous-emploi, c'est-à-dire que les entreprises répondent de manière suffisante à la demande, sans que pour autant le niveau de la demande permette d'absorber la population active dans son ensemble.

 Equilibre Emplois-Ressources: ou équilibre macro-économique. Il permet d'expliquer la manière dont a été utilisée l'essentiel des ressources mises à la disposition du pays. C'est une égalité comptable qui ne signifie pas forcément que l'économie soit équilibrée. Il peut y avoir un déficit commercial ou une insuffisance de l'investissement.
Ressources = Emplois.
Production + importations (M)= consommations intermédiaires (CI) + consommation finale (CF) + formation brute de capital fixe (FBCF) + variation des stocks + exportations (X).
ou PIB + CI + M = CI + FBCF + variation des stocks + X.

 Équilibre macroéconomique externe :
Il se définit comme le niveau "soutenable" du solde de la balance courante. Ce dernier dépend, d'une part, du niveau structurel de l'équilibre épargne - investissement structurel. Ainsi un déséquilibre entre épargne et investissement est autorisé tant que le stock d'actifs ou de passifs extérieurs est stable en part du PIB et permet de garantir la solvabilité de l'économie. D'autre part, il dépend de l'écart entre croissance économique et taux d'intérêt réel, qui conditionne la dynamique de la dette extérieure.

 Équilibre macroéconomique interne :
Il est atteint lorsque l'économie est placée sur son sentier de croissance potentielle non inflationniste.

 Équité :
Critère relatif à la justice - ce qui devrait ou ne devrait pas être - appliqué à la politique économique et à son effet sur les divers groupes ou secteurs.

 Ergonomie :
application des connaissances de la psychologie et de la physiologie pour mieux adapter l'outil ou le poste de travail au travailleur.

 Ergonomie cognitive :
domaine de l'ergonomie qui s'intéresse aux représentationx mentales de l'utilisateur. Très utile pour rendre plus facilement utilisables les logiciels les plus complexes. Nécessite de longues et minutieuses recherches en psychologie cognitive. Le but est de réduire l'effort de mémoire et le temps de communication demandés à l'utilisateur.

 Erreurs statistiques :
Il existe deux sortes d’erreurs en statistiques : celles que les modèles statistiques utilisent afin d’exprimer une marge d’erreur et celles qui sont dues à une mauvaise interprétation des données statistiques. La première catégorie concerne l’élaboration de modèles probabilistes dont l’objectif est de tester une relation entre des variables (par exemple tracer une droite à travers un nuage de points), afin d’estimer les coefficients de cette relation. Des indicateurs servent ensuite à estimer la qualité de la relation calculée. Les coefficients estimés ne sont pas identiques aux vrais coefficients, inconnus. La détermination d’un intervalle de confiance permet de les accepter ou non sur la base d’une marge d’erreur.
La deuxième catégorie relève des fautes statistiques et concerne souvent la statistique descriptive. Ainsi, on confond parfois une augmentation de 5 % (passage d’une valeur de 100 à 105) et une augmentation de 5 points de pourcentage (passage de 5 % à 10 %, ce qui correspond à un doublement du taux). De même un doublement correspond à une augmentation de 100 %, et non de 200 %. Ou encore, une baisse du taux de croissance signifie un ralentissement de l’augmentation d’une variable et non une baisse réelle de sa grandeur.

 Escompte :
 Opération de crédit résultant de l'achat d'un effet de commerce non échu par une banque à un client ; la banque met à la disposition de l'entreprise porteuse de l'effet de commerce, contre remise de cet effet, le montant de l'effet diminué des intérêts et des commissions. Si l'effet est impayé à l'échéance, la banque se retourne contre son propre client, qui supporte donc le risque de défaillance de son acheteur.
Opération par laquelle un banquier rachète à une entreprise un effet de commerce avant son échéance pour un montant égal au nominal diminué d'un intérêt proportionnel au temps.

 Espérance de vie à la naissance  :
L'espérance de vie à la naissance, ou vie moyenne, est une donnée statistique exprimant le nombre moyen d'années que peut espérer vivre un nouveau-né, si les conditions de mortalité ayant prévalu au cours de la période étudiée demeurent inchangées durant toute sa vie.
L'espérance de vie à la naissance est un indicateur de l'état de santé général d'une population et permet des comparaisons fiables au fil du temps et entre différents pays.

 Esprit du capitalisme :
Selon Sombart, trois traits définissent l'esprit du capitalisme : l'esprit d'acquisition, l'esprit de concurrence et l'esprit de rationalité. Selon Weber, qui s'interroge sur l'influence de la religion sur les comportements économiques, l'éthique protestante présente un certain nombre de traits communs avec l'esprit du capitalisme, en particulier l'épargne.

 Essaimage :
(essaim d'abeilles), manière d'externaliser des activités en incitant les salariés compétents, que l'on ne peut utiliser à plein temps, à s'établir à leur compte.

 Ester en justice :
Participer comme demandeur, défendeur ou intervenant, à l’exercice d’une action judiciaire, à un procès.

 Établissement de crédit :
Un établissement de crédit est une société financière qui pratique des opérations de banque, et qui octroie des crédits à d'autres entreprises ou à des ménages.
Les établissements de crédit (soumis à la loi bancaire de 1984) sont la première des trois catégories d'établissements qui composent le paysage bancaire et financier français qui inclus en plus les OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) et les entreprises d'investissement.
Les établissement de crédit regroupent au 1 er janvier 2005, 911 établissements classés en 5 catégories d'établissements :
1 - Les banques commerciales qui peuvent collecter des dépôts et accorder des crédits sans limitation de durée. Toujours au 1 er janvier 2005, elles sont 327 et exploitent 10693 agences bancaires. Elles collectent 41% des dépôts et accordent 47% des crédits
2 - Les banques coopératives ou mutualistes disposent des mêmes droits. Elles sont 126 (en 5 réseaux) et disposent de 15613 agences. Elles collectent 57% des dépôts et accordent 38% des crédits.
3 - Les caisses de crédit municipal (établissements publics). Leur activité de banque est faible puisqu'elles ne collectent que 0,1% des dépôts et n'accordent que 0,2% des crédits.
4 - Les sociétés financières qui sont habilités à réaliser des opérations de banque à l'exception de la collecte des ressources à moins de 2 ans qui leur est interdit. La plupart sont des filiales de groupes bancaires. 26 établissements au 1 er janvier 2005.
5 - Les institutions financières spécialisées qui sont des organismes créés par l'État et dotés de missions publiques (tels le Crédit Foncier, le Crédit d'Équipement des PME, les Sociétés de Développement Régional).

 Étalon de change-or (Gold exchange standard) :
Système monétaire fondé sur l'or, comme le régime d'étalon-or dont il est dérivé, mais où la convertibilité interne en or n'est plus assurée tandis que les devises peuvent être conservées par les autorités monétaires pour constituer les réserves de change.

 Étalon-devise :
Dans un système d'étalon-devise, par exemple l'étalon-dollar; les parités sont fixées par rapport à la monnaie étalon; les monnaies sont convertibles en devise étalon mais celle-ci est inconvertible.

 Étalon monétaire :
 Valeur, ou matière, adoptée conventionnellement comme base du système monétaire d'un ou de plusieurs pays et par référence à laquelle sont définis les autres types de monnaie et notamment les unités monétaires.

 Étalon-or (Gold standard) :
Système de changes fixes où chaque monnaie est définie par un poids d'or (on parle de parité-or). Le rapport des poids d'or de deux monnaies permet de définir le pair du change. Le cours du change, déterminé sur le marché des changes, varie dans des marges étroites qui correspondent aux points d'entrée et de sortie d'or.

 Étalon-or lingot (Gold bullion standard) :
Régime d'étalon-or dans lequel la circulation monétaire se compose de billets de banques convertibles en lingots d'or.

 État :
ensemble des administrations centrales (les ministères) et des établisssements qui en dépendent. 

 États faibles-États forts :
Cette distinction renvoit à la capacité d’un état via sa structure institutionnelle et administrative à résister aux pressions de la société et des groupes d’intérêt et ainsi à modeler les préférences des acteurs politiques quant aux mesures à mettre en oeuvre et leur capacité à les appliquer.

 État-providence :
  au sens strict, cette expression caractérise l'intervention publique dans le domaine social (protection sociale). Au sens large, s'y ajoute l'intervention de l'etat dans l'économie. 

 État-gendarme :
L'État étant caractérisé comme un monopole de la violence, la théorie de l'État gendarme limite ses prérogatives légitimes aux seuls domaines où la violence est justifiée, les « fonctions régaliennes » de l'État : le maintien de l'ordre (la police), la justice, la défense du territoire.
Cette conception est défendue par les libéraux classiques et les libertariens de la tendance minarchiste.

 Euro :
nom de la monnaie européenne. 

 EuroCard :
Carte de crédit utilisée en Belgique et à l'étranger pour payer des achats dans les magasins ou retirer de l'argent comptant auprès 'institutions financières étrangères ou à des distributeurs de billets (cash advance). Les cartes sont émises en régie propre des institutions financières par Bank Card Company. 

 Eurochèque :
Le système eurochèque est un système auquel étaient affiliées les institutions financières de pays européens et de pays méditerranéens et qui permettait :
- d'émettre des eurochèques garantis en Belgique et à l'étranger
- de retirer de l'argent aux ATM du réseau EC au moyen de la combicarte. 

 Euronext :
le premier marché transfrontalier entièrement intégré pour les actions et les produits dérivés, a vu officiellement le jour le 22 septembre 2000.
 Euronext est une première mondiale car jamais auparavant trois Bourses de trois pays différents (la France, les Pays-Bas et la Belgique) n'avaient fusionné en une seule bourse de titres.
Les trois Bourses ont pris contact au cours de 1999 et ont discuté de la fusion de leurs organisations de clearing (enregistrements de transactions). C'est à ce moment qu'on a constaté que ces trois Bourses avaient déjà de nombreux points communs. C'était les seules Bourses d'Europe à avoir une organisation de clearing centrale. De plus, les structures du marché des trois organisations étaient très similaires. Bref, le passage à une Bourse paneuropéenne semblait réalisable.
Les trois organismes ont décidé de fusionner sous leur forme actuelle, chacune des Bourses apportant tous ses actifs et passifs dans la fusion. L'objectif était de créer une seule organisation avec une seule administration, gérant une seule infrastructure pour les trois centres financiers d'Admsterdam, de Bruxelles et de Paris.
 Euronext ne supprime pas les marchés nationaux pour les remplacer par un nouveau marché mais les intègre dans un nouvel ensemble. Chacun des marchés garde son point d'accès national. Ainsi, les entreprises cotées en Bourse restent soumises à la législation nationale.
La création d'Euronext constitue une réponse à la demande des utilisateurs de marché qui recherchent plus d'efficacité pour la négociation, la compensation et le règlement de livraison de titres. Avec EURonext, les actionnaires et les entreprises cotées bénéficieront notamment de réduction de coûts, d'une liquidité et d'une transparence accrues et d'un mécanisme de découverte des prix plus efficace grâce à la création d'un carnet d'ordres central.
Comme toute place boursière, Euronext a créé ses propres indices de marché. Ils sont actuellement au nombre de 4 : EURonext 100, Next 150, Next Economy et Next Prime.

 Excédent (commercial) :
Il y a excédent de la balance commerciale si les exportations sont supérieures aux importations

 Excédent brut d'exploitation :
voir EBE

 Exécution du contrat :
Un contrat de crédit à la consommation prend effet sept jours après son acceptation par l'emprunteur et l'agrément donné par le prêteur, si cet agrément est prévu dans l'offre. La non-exécution des clauses du contrat par l'emprunteur peut entraîner la déchéance du terme.

 Exécution provisoire :
Bénéfice permettant au gagnant d’un procès d’exécuter un jugement dès sa signification, malgré l’effet suspensif du délai des voies de recours ordinaires ou de leur exercice.

 Exécutoire :
Qui peut être mis à exécution ou donne le pouvoir de procéder à une exécution.

Exequatur :
Décision par laquelle un tribunal rend exécutoire sur le territoire national un jugement rendu par un tribunal étranger.

 Exercice comptable :
Période de vie de l'entreprise qui s'écoule entre l'établissement des comptes annuels successifs. Il s'agit en conséquence d'un fractionnement de la vie de l'entreprise (généralement de 12 mois) qui permet, sans attendre sa liquidation, de déterminer le résultat obtenu. .
p.ex. pendant l'exercice d'imposition 2002, l'état prélève l'impôt sur les revenus perçus en 2001. 

 Exercice d'imposition :
Année au cours de laquelle l'état lève l'impôt sur les revenus d'un contribuable, plus précisément sur les revenus de l'année précédente (également appelée l'année des revenus).
p.ex. pendant l'exercice d'imposition 2002, l'état prélève l'impôt sur les revenus perçus en 2001. 

 Exigibilité :
Fait pour un créancier de pouvoir réclamer immédiatement tout ou partie des sommes dues par son débiteur (par exemple les échéances échues impayées).

 Exogamie :
choix du conjoint en dehors du groupe social auquel on appartient 

 Exogénéité :
Caractérise, dans un modèle économique, une variable dont la valeur est indépendante de celle des autres variables du modèle. On parle aussi de variable explicative.
(Voir aussi l'économétrie.)

 Exonération :
Mesure par laquelle les pouvoirs publics déchargent un employeur du paiement de tout ou partie des cotisations ou contributions sociales. Une telle mesure accompagne le plus souvent des mesures en faveur de l’emploi.

 Expansion :
Il y a expansion si durant une année une économie produit davantage sans modifier sa manière de produire. Si durant l’année suivante il y a mévente, la production diminuera et l’expansion fera place à la récession. 

 Expiration  :
Fin d'un temps fixé, d'un délai.

 Exploit d'huissier de justice :
Acte de procédure rédigé et signifié par un huissier de justice ; en principe, un exploit est établi en double original.

 Exploitation :
Pour la théorie marxiste, l'exploitation se produit lorsque le travailleur est moins payé que ce qu'il produit. L'exploitation prend un aspect volontaire dans le système capitaliste car les contrats de travail entre les agents (travailleurs d'un côté, capitalistes de l'autre) sont passés librement.
(Voir également Marxisme .)

 Exportation :
ventes à l'étranger de biens et services produits dans le pays. 

 Extension :
L'extension du marché revêt un double aspect : De plus en plus de biens ou de valeurs sont transformés en marchandises ou pseudo-marchandises. L'analyse en termes de marchés a tendance à s'étendre à des domaines traditionnellement non économiques (politique, famille, fécondité, criminalité, etc.).  

 Externalisation :
tendance à faire sortir de l'entreprise une activité qui se déroulait préalablement en son sein. Le "Facility Management" consiste à confier son ancien service informatique à une Société de Services en Informatique. Un "essaimage" consiste à aider des techniciens, des cadres ou des ingénieurs à s'établir à leur compte pour vendre leurs compétences à d'autres que l'entreprise d'origine qui leur assure un certain chiffre d'affaires les premières années.

 Externalité :
un agent économique provoque une externalité quand son action modifie la situation d'un autre agent. On distingue :
- des externalités négatives : une usine pollue l'environnement, le voisinage en subit les conséquences ;
- des externalités positives : l'implantation d'une usine crée des emplois, dont bénéficient les commerçants de la localité, qui voient leur clientèle se gonfler des salariés embauchés par l'usine ; le passage de Céline Dion chez Franco Dragone à La Louvière a permis au Centre de s'épanouir ;
- des externalités réciproques : l'apiculteur bénéficie de la proximité d'un verger où ses abeilles vont butiner, et l'arboriculteur bénéficie des abeilles qui favorisent la pollinisation de ses arbres fruitiers.  

 

 École marginaliste :
Def xxxx.

 Économiste :
Def xxxx.

 Économie industrielle :
Def xxxx.

 

 Économie mondiale :
Def xxxx.

 Économie rurale :
Def xxxx.

 

 Emplois/ressources :
Def xxxx.

 

 

 Étude de notaire :
Def xxxx.

 Euro-obligation :
Def xxxx.

 Exécution du travail :
Def xxxx.

 

 Imp :
sdiate. 

 Imp :
sdiate. 

 Imp :
sdiate. 

 Imp :
sdiate. 

 

 


précédent (D) | Home | départ lexique   |    suite (F)