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Lexique économique et social
Mis en ligne: 9:43 18/01/2006 
La Bourse de Moscou s'enflamme (15/01/2006)

La performance de Gazprom lui permet de voler de record en record en 2006

MOSCOU

La Bourse de Moscou vole de record en record en ce début 2006, avec pour principale locomotive le géant gazier Gazprom, dont l'envolée des titres le fait désormais accéder au club des dix plus grandes capitalisations mondiales.

Le marché, dont la progression en montagnes russes demande aux investisseurs d'avoir le coeur bien accroché, a gagné plus de 80% en 2005.

Et le souvenir de l'affaire Ioukos, qui avait fait, l'année précédente, plonger le titre de l'ex-numéro un du pétrole russe dans les abysses et avait limité les gains de la place boursière moscovite à 8% en 2004, s'est totalement effacé.

L'indice phare de la Bourse de Moscou, le RTS, a franchi jeudi un nouveau record absolu à 1.255 points, dans un volume d'échange impressionnant de 3 milliards de dollars.

En 2005, la Bourse russe a connu «une hausse record», en grande partie grâce au géant gazier Gazprom et la banque Sberbank, tous deux en majorité détenus par l'Etat russe, se félicitait mardi le ministre du Développement économique Guerman Gref, rappelant que le titre Gazprom avait gagné 176% l'année dernière et l'action Sberbank 162%.

Par comparaison, les marchés boursiers des pays en développement ont progressé de 30% en moyenne en 2005 et la Bourse de New York 5%.

Le vice-Premier ministre Dmitri Medvedev annonçait jeudi que la capitalisation de Gazprom dépassait désormais 200 milliards de dollars, après un gain de plus de 20% depuis début janvier motivé par la libéralisation de l'actionnariat du géant gazier, dont l'Etat russe contrôle 51%.

Cette mesure de libéralisation , promise aux investisseurs par le président Vladimir Poutine depuis le début de son premier mandat, a permis de lever les restrictions à l'achat d'actions Gazprom pour les étrangers.

+ 8,7%... en un jour

Ceux-ci peuvent depuis vendredi acquérir des titres Gazprom ordinaires sur le RTS, la référence des places boursières moscovites.

«Ces dix dernières années, il y avait un système absurde séparant les actions Gazprom en deux catégories»: les actions ordinaires cotées à Saint-Pétersbourg et celles réservées aux étrangers (ADR) moins intéressantes, rappelle Christopher Granville, stratégiste en chef de la société d'investissement UFG.

Anticipant cette petite révolution, l'action Gazprom cotée à Londres (ADR) a bondi de 8,7% jeudi, valorisant le premier groupe gazier mondial à 217 milliards de dollars, juste derrière le pétrolier Royal Dutch Shell.

«Il y a une grande excitation des investisseurs» concernant les titres Gazprom, observe M. Granville, qui s'attend à ce que la capitalisation de Gazprom qui a triplé depuis l'été 2005 «monte encore plus haut».

La crise gazière entre Gazprom et l'Ukraine, loin de rendre frileux les investisseurs, a révélé l'ampleur de la puissance du groupe, soulignent l'ensemble des analystes à Moscou.

Mais c'est le marché russe dans son ensemble qui attire fortement les investisseurs internationaux grâce aux bonnes performances de l'économie du pays où les matières premières ont une place prédominante.

«Avec Gazprom propulsé à sa juste valeur, une série de nouvelles introductions en Bourse, un marché local des capitaux en plein boom et des compagnies pétrolières qui ont a nouveau le vent en poupe, 2006 devrait être une année fascinante» assure Roland Nash, stratégiste pour la société Renaissance Capital.

Pas moins de 25 groupes russes, en majorité issus du secteur en plein essor de la consommation , devraient faire leur entrée en Bourse cette année et lever des capitaux d'environ 16 milliards de dollars.

Cependant, alors que les investisseurs semblent avoir remisé leurs inquiétudes sur le cours politique et économique de la Russie, il ne faut pas oublier que l'économie russe «est encore plus dépendante du gaz et du pétrole que quand le président Poutine est arrivé au pouvoir» en 2000 et serait donc plus que jamais sensible à un retournement de conjoncture , souligne Christopher Weafer, analyste pour la banque Alfa.



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